Le Journal de NOTRE EPOQUE

Journal béninois d’investigation, d’analyses et de publicité – Récépissé N° 953/MISPCL/DC/DAI/SCC du 27 mars 2007

SOS Civisme Bénin : Un atelier de décryptage et d’analyse sur l’impact des lois votées

Il se tient au chant d’oiseau de Cotonou, un Atelier de décryptage et d’analyse sur l’impact des lois portant révision de la constitution, charte des partis politiques, code électoral, financement des partis politiques et statut de l’opposition, sur la gouvernance politique, économique et sociale. Deux jours durant, les acteurs entendent faire un décryptage sur les différentes lois votées sous le régime Talon.

Coordonnateur de Osons citoyen, Souleymane Koto Yérima dira que c’est la manière dont les lois ont été votées qui nous amène à cet atelier. « La précipitation avec laquelle elles sont votées et nous n’avons pas eu le temps de prendre connaissance ». Il pense que « Cet atelier n’est pas pour le procès de ce qui s’est passé mais fin de comprendre le contenu et si possible faire des suggestions ». « Nous allons jouer notre rôle afin que les prochaines élections se passent sans violence et dans la sérénité. Prendre connaissance et faire recommandations qui aboutiront à des actions de plaidoyers en directions de toutes les parties prenantes », a-t-il déclaré. Il rappelle que « le Bénin a amorcé son processus démocratique avec les assises de la conférence des forces vives de la Nation de février 1990 avec pour corollaires, le multipartisme intégral, les libertés d’association et d’expression, ainsi que le libéralisme économique ». Il soutient que « De 90 à ce jour, des partis politiques ont été créés selon les moments et les époques. Ainsi, nous avons eu les partis nés à l’approche des élections, ceux issus des changements du régime ou encore des partis politiques créés par des acteurs politiques aux lendemains des remaniements ministériels ». « Engageant des réformes politiques, le gouvernement avec l’appui des parlementaires ont initié et voté la révision de la charte des partis politiques et du code électoral. Ce qui nous a conduits à une situation délicat en 2019 », a-t-il expliqué. Ces assises qui permettront de tout parcourir entendent être un nouveau départ pour la consolidation des forces. « La société civile, rempart et amortisseur des chocs politiques au Bénin, a dans cette situation tendue, mené diverses démarches à l’endroit des acteurs politiques béninois pour aider au dénouement mais hélas. Elle a été aussi fragilisée à l’interne par le manque de synergie et de cohérence dans les actions », indique-t-il. Président de la platreforme électorale des OSC du Bénin, Fatoumatou Batoko-Zossou fait savoir que « Cet atelier qui nous permet de comprendre, d’analyser et d’évaluer le contenu des textes votés. Nous avons quitté une élection qui n’a pas été du tout pacifique ». Ainsi, elle estime que « Pour garantir la paix, il faut qu’on prenne connaissance de ce qui est à notre disposition ». Pour celle-ci, « Il faut que nous tous nous y mettons pour faire des recommandations nécessaires ». C’est l’occasion selon la présidente d’ « Appréhender les difficultés par rapport à la mise en œuvre de ces textes et analyser les outils de correction ». « Nous devons trouver un mécanisme pour relever les obstacles dans la mise en œuvre de ces outils et pouvoir faire des plaidoiries conséquentes », a-t-elle signalée. Trois communications vont auréoler cet atelier. Il s’agit de « Les nouvelles dispositions de de la loi 2019-43, portant Code électoral garantissent-elles un climat de paix pour les élections communales de 2020 et présidentielles de 2021 ? » présenté par Serge Prince Agbodjan et Armand Bognon. « De la loi 90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution du Bénin à la loi 2019-40 du 1er novembre 2019 portant révision de la Constitution du Bénin : qu’est-ce qui a changé et pour quelle finalité ? », des mêmes juristes et « Quelle synergie entre la loi 2019-41 modifiant et complétant la loi 2019-23, portant charte des partis politiques et la loi 2019-44, portant financement des partis politiques pour une classe politique plus expressive et responsable ? » avec Expédit Ologou.

Cet atelier qui réunit pendant deux jours, les différents acteurs de la plateforme électorale des OSC a été financé par OSIWA.

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