Le Journal de NOTRE EPOQUE

Journal béninois d’investigation, d’analyses et de publicité – Récépissé N° 953/MISPCL/DC/DAI/SCC du 27 mars 2007

Réckya Madougou : Ses conditions de détention inquiètent (Ses avocats en parlent à une conférence de presse)

Détention en violation des droits humains de dame Réckya Madougou? En effet, l’entourage de cette dernière est inquiet sur ses conditions de détention de la détenue. Beaucoup de questions se posent depuis la sortie de des avocats de l’ancienne ministre de la micro finance et de la justice ce 17 Mars face à la presse et des informations glanées dans son entourage.
«Notre souci est de mettre en lumière que ces conditions de détention sont de plus en plus corsées et en violation des droits humains. En tant que femme, elle est presque maltraitée et humiliée avec des fouilles et des palpations après le départ de ses avocats » laisse entendre un proche. Pour ses avocats l’heure est grave pour la candidate recalée à la présidentielle de 2021. Me Sadikou Alao a notamment insisté sur le fait que les visites de la mère de sa cliente pour lui apporter à manger sont réduites. «De cinq à trois jours, le nombre de visites que peut lui rendre sa maman a baissé avec seulement cinq minutes».
« Ses enfants encore mineurs n’ont pas vu leur mère à ce jour » ajoute un autre de ses avocats Maître Victorien Fade. «On va même jusqu’à violer le principe de la vulnérabilité entre la détenue et ses avocats .Nous avons même subi à la limite une fouille au poil », a-t-il ajouté.
Arrêtée le 3 Mars à Porto-Novo, Réckya Madougou est inculpée pour « financement du terrorisme ». Elle est accusée d’avoir financé des opérations de sabotage du processus électoral en cours. Selon Mario METONOU, Procureur Spécial de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme dans un point de presse le 4 mars, l’intéressée avait été gravement mise en cause dans une procédure d’enquête ouverte le vendredi 26 février 2021 contre les nommés Ibrahim MAMA TOURE, Colonel de l’ex gendarmerie à la retraite et Georges SACCA.
Selon les articles 161, 162 et 163 du code pénal du Bénin pour les faits mises en cause, est qualifié de terrorisme, l’atteinte volontaire à la vie des personnes, à leur intégrité, ou à leur liberté, ainsi que l’enlèvement ou la séquestration des personnes lorsqu’elle a pour but de contraindre indûment les pouvoirs publics à accomplir ce qu’ils ne sont pas tenus de faire ou à s’abstenir de faire ce qu’ils sont tenus de faire.

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