Le Journal de NOTRE EPOQUE

Journal béninois d’investigation, d’analyses et de publicité – Récépissé N° 953/MISPCL/DC/DAI/SCC du 27 mars 2007

Assemblée nationale :  Nazaire Sado interpelle le gouvernement sur l’usage de la chicha.

C’est à travers une question au gouvernement en date du 21 septembre dernier que le député de la 8ème législature Nazaire Sado interpellé sur l’usage de la chicha qui serait selon lui un fléau pour la jeunesse béninoise surtout. Faisant constater que  la chicha est à l’origine de nombreuses maladies cardio-vasculaires, respiratoires, digestives et cancéreuses, le représentant du peuple veut savoir notamment les mesures prises pour éradiquer le fléau.

L’intégralité de la question du député

Honorable Nazaire SADO,      Porto-novo, le 21 septembre 2020

Député à l’Assemblée Nationale du Bénin

QUESTIONS ORALES AU GOUVERNEMENT

L’usage de la chicha dans notre pays le Bénin s’est hissé progressivement au rang de fléau, un fléau qui tue en silence la jeunesse de la patrie et qui doit retenir l’attention des autorités au plus haut niveau et être traité comme un problème de santé publique car autant voire plus que la cigarette, la chicha est à l’origine de nombreuses maladies cardio-vasculaires, respiratoires, digestives et cancéreuses.

D’après plusieurs études croisées, la chicha est d’une grande toxicité et un fumeur de chicha inhale 125 fois plus de fumée (74L contre 0,6 L pour une cigarette) que lorsqu’il fume une cigarette, mais aussi 25 fois plus de goudron, 10 fois plus de monoxyde de carbone et 2,5 fois plus de nicotine.

Face à ce sombre tableau, je m’interroge en tant que représentant du peuple sur les mesures que le Gouvernement a prises pour arrêter la saignée. La présente réaction constitue un cri de cœur au Président de la République et à son Gouvernement en l’occurrence à ses ministres de l’intérieur et de la sécurité publique, de la santé et du commerce afin qu’une attention particulière et urgente soit portée sur la question.

Eu égard à tout ce qui précède et en vertu des prérogatives qui sont les miennes, je m’autorise à poser les questions suivantes au Gouvernement:

1- Quelles sont les mesures prises par le Gouvernement pour éradiquer le fléau que constitue la consommation de la chicha ?

2- Est-ce qu’une autorisation préalable est requise pour la consommation de la chicha dans les bars ou discothèques ?

3- Existe-t- il des statistiques au Ministère de la santé par rapport aux affections liées à la consommation de la chicha ?

Honorable Nazaire SADO