Le Journal de NOTRE EPOQUE

Journal béninois d’investigation, d’analyses et de publicité – Récépissé N° 953/MISPCL/DC/DAI/SCC du 27 mars 2007

Affaire de vidéo Xénophobe : L’OCRC convoque Gansè, des réactions pleuvent toujours

Il est relayé abondamment sur les réseaux sociaux, une vidéo dans laquelle Armand Gansè, candidat du Bloc Républicain aux élections communales du 17 mai prochain dans la commune de Bohicon, tient des propos régionalistes d’une extrême gravité, au cours d’un rassemblement politique depuis quelques jours. Une situation inédite pour ce candidat qui a du présenter ses sincères excuses à toutes les communautés qui se sont senties touchées voir frustrées dans cette affaire. Mais on apprend que le procureur de la république près le tribunal de Cotonou a ouvert une enquête pour élucider cette affaire au vue des dispositions du code du numérique. Il est attendu ce vendredi à l’OCRC dans le cadre de l’enquête diligentée par le procureur. On pourrait coller à Armand Gansè la méconnaissance de l’article 36 de la constitution qui stipule : «  Chaque Béninois a le devoir de respecter et de considérer son semblable sans discrimination aucune et d’entretenir avec les autres des relations qui permettent de sauvegarder, de renforcer et de promouvoir le respect, le dialogue et la tolérance réciproque en vue de la paix et de la cohésion nationale». Par ailleurs, il pourrait être accusé d’avoir violé les articles 280 et 281 du code pénal de la République du Bénin. L’article 280 du code pénal dispose à cet effet que: <<Quiconque porte publiquement atteinte, dans un discours, écrit, propos, prêche religieux aux symboles, valeurs et représentations de l’État, de la Nation, de la République, des traditions, des ethnies ou de toute communauté organisée et légalement constituée, est puni d’une peine d’emprisonnement de cinq (05) ans à dix (10) ans et d’une amende de dix millions (10.000.000) à vingt millions (20.000.000) francs CFA >>. L’article 281 de la loi renchérit que : << Si l’auteur des faits énumérés à l’article 280 est un représentant ou responsable d’une organisation ou association civile, religieuse ou artistique, la peine est assortie de la d’échéance des droits civils et politiques ainsi que de l’interdiction de diriger, d’une durée ne dépassant pas dix (10) ans, une organisation ou association visée dans le présent article ou d’en être l’un quelconque des responsables>>.