Le Journal de NOTRE EPOQUE

Journal béninois d’investigation, d’analyses et de publicité – Récépissé N° 953/MISPCL/DC/DAI/SCC du 27 mars 2007

Mahamat Idriss Déby Itno : Le nouvel homme fort de Ndjaména, ses premiers actes pris

Un de ses fils, général quatre étoiles à 37 ans et commandant de la garde présidentielle, Mahamat Idriss Déby Itno, dirige un conseil militaire chargé de remplacer le président tchadien Idriss Déby Itno décédé mardi, a annoncé l’armée à la radio d’Etat.
“Un conseil militaire a été en mis en place dirigé par son fils, le général Mahamat Idriss Déby Itno”, a déclaré le porte-parole de l’armée, le général Azem Bermandoa Agouna, dans un communiqué lu à l’antenne de la Radio nationale, peu de temps après qu’il eut annoncé la mort du chef de l’Etat – à peine réélu – dans des combats contre les rebelles dans le nord.
“Le conseil s’est aussitôt réuni et a promulgué la charte de transition”

Portrait du nouvel homme fort de Ndjamena, Mahamat Idriss Déby

Mahamat Idriss Déby Itno est le président du conseil militaire de transition de la république du Tchad et le fils de l’ex-président Idriss Déby Itno.

Biographie
Élevé par la mère du chef de l’État, il a pour cette raison comme surnom Mahamat Kaka (kaka signifiant « grand-mère » en arabe tchadien)1.

Le jeune homme a ensuite suivi les cours du Groupement des écoles militaires interarmées du Tchad puis a fait un bref passage au lycée militaire d’Aix-en-Provence. Dès son retour au pays, son père le verse dans la Direction générale de service de sécurité des institutions de l’État (DGSSIE), la garde prétorienne du régime1.

En mai 2009, il participe à la bataille victorieuse d’Am-Dam contre une coalition rebelle menée par Timan Erdimi, dans l’est du Tchad1.

Dès 2010, il reçoit au sein de la DGSSIE le commandement de l’escadron blindé et des gardes du corps. En 2012, il est ensuite nommé à la tête du groupement numéro 1 de la DGSSIE (sur trois groupements), chargée de la sécurité du palais présidentiel2.

En 2013, il est nommé au poste de commandant en second des Forces armées tchadiennes en intervention au Mali (Fatim), dans le nord du Mali, sous les ordres du général Oumar Bikomo, mais en serait le chef officieux1.