Le Journal de NOTRE EPOQUE

Journal béninois d’investigation, d’analyses et de publicité – Récépissé N° 953/MISPCL/DC/DAI/SCC du 27 mars 2007

Jean-Michel Abimbola : «Le Fitheb en tant qu’évènement sera toujours d’actualité »

Le Centre National de Théâtre (CNT), centre qui prendra la place de l’institution du Fitheb a été objet d’exposé ce 18 Mai 2021 à Cotonou par le ministre du tourisme, de la culture et des arts, pour expliciter les raisons de la naissance du nouveau centre qui s’occupera du théâtre au Bénin.

« Le Fitheb est devenu peu attractif, sans public inexistant sur la cartographie des évènements culturels à forte valeur ajoutée » c’est l’idée à partir de laquelle, parmi tant d’autres d’ailleurs, qui ont conduit à la dissolution de l’institution du Fitheb, a évoqué le ministre Jean-Michel Abimbola à travers son exposé devant acteurs culturels et journaliste du domaine. A travers le nouveau centre qui a été révélé le mercredi 13 dernier à la suite des conseils des ministres, le Centre national du théâtre aura pour objectif de révéler le théâtre béninois et acteurs du milieu non seulement au plan national mais également sur la scène internationale. Entre autres, une institution sera consacrée à la formation des professionnels du théâtre, de nouvelles structures capables de mieux gérer, de relancer et de promouvoir le théâtre béninois seront aussi d’ordre. Selon le statut du Centre National de Théâtre, il devra être géré par un organe de direction, un organe d’administration composé de sept membres pour un mandat de trois ans renouvelable, d’un conseil artistique composé essentiellement de cinq membres dont trois membres désignés par les professionnels du théâtre et deux par le gouvernement. Le secteur du théâtre deviendra un « secteur pourvoyeur de richesse » a martelé le ministre du tourisme, de la culture et de l’art à la fin de son exposé. Pour « sauver le Fitheb, il faudra donc l’oublier » en tant qu’institution et œuvrer pour l’essor du théâtre béninois à travers le Fitheb en tant qu’évènement. C’est sur ce mot d’ordre qu’a pris fin cette rencontre d’explication de la vision du gouvernement de la rupture sur la nécessité de rénover le secteur du théâtre béninois autrefois tiraillé entre dette et mauvaise gouvernance.

Par Arnauld KASSOUIN