Le Journal de NOTRE EPOQUE

Journal béninois d’investigation, d’analyses et de publicité – Récépissé N° 953/MISPCL/DC/DAI/SCC du 27 mars 2007

Questions d’apatridie, de nationalité et de réfugiés : Des journalistes formés par le HCR et Amnesty international Bénin

Les 14 et 15 avril dernier, un atelier formation sur la thématique de «Renforcement des capacités des membres du réseau des journalistes et autres organes de presse spécialisés dans les questions d’apatridie, de nationalité et de réfugiés » a eu lieu. Organisé par le Haut-commissariat aux réfugiés des Nations Unies (UNHCR) en collaboration avec par Amnesty international Bénin cet atelier a réuni dans un hotel de Cotonou des journalistes en majorité, membres du Réseau des Journalistes spécialisés dans les questions d’Apatridie et de Nationalité (REJAN) de plusieurs organes de presse, de radios et télévisions sur l’ensemble du territoire national.

Renforcer les connaissances et capacités techniques des membres du réseau des journalistes et autres organes de presse spécialisés dans les questions d’apatridie, la nationalité du Bénin, la protection des réfugiés et demandeurs d’asile ;
amener les participants à s’approprier des outils de communication de la campagne #J’Existe et à développer par eux même des techniques et des contenues de communication locales adaptées à leurs cibles ;
renforcer la sensibilisation des acteurs de médias dans la perspective d’une meilleure couverture médiatique de la problématique des réfugiés, de l’apatridie et encourager l’augmentation de la production et de diffusion des articles/messages et vidéo sur cette problématique afin de contribuer à une meilleure connaissance des mécanismes de lutte contre l’apatridie et aussi, faciliter l’intégration des réfugiés et demandeurs d’asile au niveau locale; amener les journalistes et médias à partager avec le HCR et son partenaire AIB les différents articles et les contenus de communication développés sur l’apatridie dans la perspective de décerner un prix symbolique aux trois meilleurs articles parus dans les kiosques et/ou sur les sites des médias en ligne du mois de mai 2022. Tels sont les objectifs de la rencontre énumérés par Komi AKAKPO, administrateur associé, chargé de l’apatridie (Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, MCO). Il a précisé que des milliers de personnes au Bénin et dans la sous-région qui n’ont pas de nationalité, sont à risque de devenir apatride. Selon lui, des milliers de familles ont été forcées de quitter chez elle à cause de la violence, de la persécution et du terrorisme. «L’Etat du Bénin, en solidarité avec la communauté internationale est fidèle à ses engagements internationaux accueille des milliers de réfugiés, de demandeurs d’asiles et de déplacés internes». Par ailleurs, il a exhorté le Réseau naissant à persévérer et travailler d’arrachepied pour une meilleure prise en compte de la question de l’apatridie. Plusieurs autres allocutions ont meublé la cérémonie d’ouverture. Dieudonné DAGBETO, Directeur Exécutif Amnesty International Bénin, a pris en premier lieu la parole pour souhaiter la bienvenue aux participants. Selon lui, la prévention et la lutte contre l’apatridie au Bénin, de même que les questions portant sur les réfugiés et les demandeurs d’asile sont l’apanage de tous, y compris les médias. C’est un défi dont ils partagent la responsabilité et les moyens d’action. Il espère qu’avec le Réseau ils pourront initier d’audacieuses et impactantes activités. «Mais aussi nous accompagner aussi bien dans le plaidoyer législatif que dans l’éducation des diverses couches de la société sur leurs rôles et responsabilité, leurs droits et devoirs, afin que le pari d’un environnement protecteur pour tous (réfugiés et demandeurs d’asile) soit parti gagné. A son tour Madame Marie-Louise Félicité BIDIAS, Présidente du Réseau des Journalistes spécialisés dans les questions d’Apatridie et de Nationalité, en prenant la parole a tenu à remercier le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés et Amnesty International Bénin, pour son soutien et son assistance. Tout en invitant les journalistes à participer activement à l’atelier, a promis une implication beaucoup plus marquée du REJAN dans la conduite du plaidoyer en vue de l’adoption du nouveau code de nationalité, de la loi sur l’asile et la lutte contre l’apatridie et dans l’accélération de la mise en œuvre du plan d’action national de lutte contre l’apatridie. C’est Madame Mélanie YEKPE, représentante du Secrétaire permanent de la Commission nationale chargée des Réfugiés au Bénin qui a procédé à l’ouverture officielle de l’atelier. Elle s’est réjoui qu’un tel atelier soit organisé à l’endroit des journalistes spécialisés, a souhaité des pleins travaux aux participants.

l
Le Journal de NOTRE EPOQUE