« Nøø gà n tora dúura yiire », proverbe bariba qui signifie en français, « Si la bouche pèche, c’est le genou qui se plie ». La bouche de Armand qui aurait pu s’appeler « Bani Gansè » a péché contre ses frères d’appartenance au même territoire. Ceux-ci appelés « Foulani » ont eu un député dans le système de scrutin de liste. Le jeune Armand s’en offusque et en fait un argument de campagne pour galvaniser sa petite troupe clairsemée. Ces propos condamnables ne sont pas inédits dans l’histoire des communales au Bénin. Bien avant lui, l’universitaire Yaya Aboubakar a tenu des propos similaires avec quelque nuance à l’encontre d’un autre groupe ethnique vivant à Parakou quelques mois plus tôt.
L’auteur d’une erreur n’est pas toujours celui qui demande pardon. C’est son groupe qui doit le faire à sa place et en sa présence. Le Bloc dit Républicain auquel il appartient se doit de condamner les propos inappropriés. Au demeurant, la haine ne conduit qu’à des écarts désastreux. Le jeune Armand se doit de méditer La Fontaine en cette guerre entre le pot de terre et le pot de fer : « Au moindre hoquet qu’ils trouvent, le pot de terre en souffre ». Cette fable vaut bien un mea culpa pour le jeune Armand qui n’est ni républicain ni patriote.

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