La nuit d’Agadir restera longtemps dans les mémoires béninoises. Les Guépards ont tout donné, mais le rêve s’est brisé face à l’Égypte, battus 3-1 après prolongations en huitièmes de finale de la CAN 2025. Un score sévère au regard du combat livré.
Dès le début de la première période, l’Égypte se procure l’une de ses plus grosses occasions du match. Mohamed Salah lance parfaitement Marmoush en profondeur. L’attaquant égyptien se présente seul face au but. Le stade retient son souffle. Mais Marcel Dandjinou sort dans les pieds et remporte son duel, maintenant le Bénin en vie. Un arrêt décisif, symbole de la résistance béninoise dans cette première partie.
Peu après, le Bénin est frappé par un coup dur. Tosin Aiyegun se blesse et doit céder sa place. Il est remplacé par Jodel Dossou. Sur le banc, l’inquiétude est palpable. Perdre un joueur aussi important aussi tôt aurait pu désorganiser l’équipe. Pourtant, les Guépards absorbent le choc avec calme et discipline.
Pendant plus de 70 minutes, le Bénin résiste avec courage. Bloc compact, solidarité permanente, abnégation totale. Marcel Dandjinou multiplie les arrêts, repoussant l’échéance avec bravoure. Pourtant, à la 69e minute, Marwan Attia trouve la lucarne et glace le stade. À ce moment-là, beaucoup pensent que tout est fini. Mais cette équipe béninoise refuse de mourir.
À la 83e minute, Jodel Dossou, profite d’une erreur défensive et égalise. Explosion de joie. Le banc se lève. Le Bénin y croit. Le temps réglementaire s’achève sur ce score de 1-1. Les prolongations deviennent un supplice. À la 97e minute, Yasser Ibrahim redonne l’avantage aux Pharaons de la tête. Le Bénin encaisse, mais ne lâche rien.
Puis vient la 123e minute. Les forces manquent. Mohamed Salah part seul, transperce la défense et scelle le sort du match. Le coup est dur. Très dur. Le Bénin s’effondre, vidé, à bout.
Ce match laisse un goût amer. Le Bénin n’était pas loin. Pas loin d’un exploit historique. Pas loin de faire tomber un géant. Mais le football est cruel. Il ne récompense pas toujours le courage. Ce soir-là, à Agadir, les Guépards ont perdu un match. Ils ont gagné le respect de tout un continent.

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